Certifié par L’ARCHE, je me suis engagé a respecter l’étique de cette académie.

L’utilité d’une telle charte apparaît dans une triple perspective :

  • auprès des professionnels soucieux de souscrire à des critères objectifs de reconnaissance de la compétence, de la rigueur, des protocoles et techniques de leurs homologues et d’eux-mêmes;
  • vis à vis des « usagers » de l’hypnose éricksonienne à qui est garanti, par le praticien auquel ils s’adressent, le respect d’un socle déontologique;
  • envers celles et ceux qui aspirent à une connaissance toujours plus profonde des relations entre corps et esprit, par l’expression des orientations philosophiques majeures de l’association.

Dans une culture où la distinction classique entre « image » et « fait », entre « virtuel » et « réel », est de moins en moins évidente, le signataire s’engage à favoriser une « pédagogie » du changement destinée à assurer au plus grand nombre la maîtrise et la connaissance des principes d’action de la suggestion sous toutes ces formes. Ainsi il privilégie pour ses clients la connaissance et l’exploration de soi.

Le signataire refuse d’intervenir dans tous les cas où l’intérêt d’autrui lui apparaît menacé, à travers une perte d’autonomie en particulier. Le signataire refuse toute intervention susceptible de favoriser l’assujettissement d’un individu à un groupe ou à une idéologie, quelque valeureuses qu’en apparaissent les finalités. Il ne peut soumettre la personne humaine à un objectif qui lui serait étranger et qui le transformerait en simple moyen d’une politique commerciale.

Le signataire refuse, dans le cadre de la définition d’un objectif à atteindre, de favoriser l’expression de toute forme de volonté de puissance. Il respecte et promeut l’autonomie, la dignité humaine, sa liberté ainsi que tous les droits inhérents à la nature humaine.

Le signataire refuse une gestion de la séance et du suivi impliquant « la position haute » du thérapeute. Le signataire considère toute personne comme hypnotisable et responsable. Il se donne une obligation de moyen dès lors qu’il accepte une demande.

Le signataire se définit comme représentant, à la fois praticien et promoteur, d’une « philosophie du changement ». La « philosophie du changement » en hypnose implique principalement la recherche permanente du recadrage, de la multiplication des points de vue, et de l’élargissement des possibilités.

Le signataire refuse tout assujettissement à un courant de pensée ou à une doctrine psychologique accordant à l’inconscient un statut ontologique inférieur à celui du conscient. La raison étant que le signataire ne juge pas a priori pertinente ou opérationnelle la répartition des processus psychologiques à partir des deux catégories du conscient et de l’inconscient. Il lui préfère une perception dynamique et évolutive considérant qu’il y a le plus souvent une continuité et des interactions entre ces deux réalités et non pas une différence de nature.

En aucun cas, l’hypnose ne peut être utilisée pour la recherche d’un effet extérieur, spectaculaire ou de  toute action dont le but irait à l’encontre de la volonté et de l’intérêt du sujet.

L’inconscient est, en hypnose Ericksonienne, considéré comme une ressource. Il est ainsi « positif » dans le sens où il est le réceptacle du matériel à partir duquel un changement, un apprentissage ou une évolution deviennent possible.

Le signataire favorise, par l’exercice d’une philosophie du changement, tant par sa pratique que par ses enseignements ou par ses recherches, une autonomie toujours plus forte de l’ensemble des publics avec lesquels il est en rapport.

Le signataire considère, dans le cadre de son action, le présent comme la seule dimension temporelle à l’œuvre. Le passé et l’avenir sont, dans ce cadre, de nature exclusivement représentationnelle. Le passé d’un sujet n’a pas valeur prééminente pour appréhender ou produire un changement interne. La philosophie du changement opère par la possible redéfinition de l’individu à chaque instant. « Tout est dans le présent, à commencer par les représentations du passé et de l’avenir » : telle est la problématique de la temporalité abordée en hypnose Ericksonienne.

Le signataire considère sa pratique comme un art impliquant la connaissance préalable des bases techniques propres à l’hypnose, mais aussi aux disciplines complémentaires que sont la systémique, la P.N.L ou les T.C.C.  En tant qu’art, l’adaptation ; la créativité, la recherche d’un travail unique et adapté non pas à une demande mais à une personnalité forment la base du travail du signataire.

Le signataire de cette charte d’étique privilégie la dimension pratique de son art sur toute forme de spéculation intellectuelle; il privilégie le « comment » sur le « pourquoi », le repérage d’un schème psychocorporel nouveau sur toute projection d’une idéologie uniforme quel que soit l’individu. Cependant, il s’efforce de formaliser l’ensemble de ses expériences dans des termes accessibles au plus grand nombre. 
Dans sa pratique, le signataire ne cherche pas à supprimer le symptôme, mais à agir sur les mécanismes inconscients qui sont à l’origine d’une problématique. Ainsi il ne recherche pas une seule efficacité immédiate, mais la transformation complète et cohérente s’inscrivant dans la durée.

Le signataire s’engage, en dehors de son travail d’enseignement ou de recherche, à respecter scrupuleusement le devoir de confidentialité vis à vis des personnes qui le consultent. Le contenu informatif sur l’intimité, l’historicité ou même, dans certains cas bien spécifiques, sur l’objectif du sujet, n’a pas d’intérêt majeur dans les applications de l’hypnose.

En PNL (Programmation Neuro Linguistique), le signataire  ne soustrait pas un « programme », un « schéma » entretenu par l’individu. Il en propose d’autres. A titre d’exemple, il ne suggèrera pas au sujet de ne plus être dépressif mais de devenir tel qu’il désire être. L’hypnose ajoute des possibilités.

Le signataire, considérant sa pratique comme un art, aura volontiers recours à des disciplines voisines telles que le théâtre, la rhétorique, la linguistique…
La recherche pragmatique de l’efficacité sur toute forme de spéculation intellectuelle participe d’une large indifférence du praticien signataire de la présente charte à toute forme de posture mondaine. En aucun cas, le signataire ne peut arguer de l’appartenance à l’ARCHE pour s’attribuer une quelconque autorité lui permettant de qualifier idéologiquement l’association comme appartenant à tel ou tel courant. 
L’hypnose éricksonienne ne peut pas être considérée, quel que soit le caractère surprenant de certains de ses résultats, comme relevant de la magie dans le sens habituel accordé à ce terme…

Le praticien signataire ne se préoccupe ni de sa propre image, ni de se conformer aux attentes convenues d’un sujet. Il veille à ce que ses propres croyances n’interfèrent pas dans sa pratique professionnelle. Il affiche une neutralité bienveillante. Il fonde ses pratiques sur un optimisme dans les processus de changement, dans les capacités d’adaptation des personnes, dans les réponses susceptibles d’être élaborées par l’inconscient, dans l’émergence de solutions destinées à créer un changement ou à accroître l’autonomie des personnes. Le signataire s’engage en particulier à développer la « congruence », autrement dit son aptitude à être « fluide » et à se rendre plastique au langage de l’inconscient et à pouvoir « dialoguer » avec ce dernier pour en faire surgir la solution.

Toute intervention du signataire est orientée vers une solution pratique et polarisée par un objectif précis. L’attitude du signataire doit se traduire à l’égard des sujets comme une « neutralité bienveillante » et extrêmement positive. Les émotions positives du client, sa propre valorisation mesurée, seront recherchées prioritairement. Il s’agit d’encourager les émotions agréables associées à une représentation optimiste susceptible de produire plus facilement la solution pratique recherchée.

L’hypnose est avant tout une technique de communication et de changement et si certaines de ses applications peuvent être utiles à d’autres professions, il est important d’éviter toute confusion dans l’esprit du public. L’hypnose n’est pas une technique médicale, et ne dépend pas de la psychologie.  Le praticien s’engage à ne pas aller sur un terrain d’intervention qui dépasse ses compétences. Toutefois, une fois la distinction posée, il est évident que les applications médicales ne représentent qu’une infime partie des applications et possibilités de lhypnose.